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En 2007, ce sont près de 900 millions de touristes internationaux qui ont parcouru le monde. Même si la crise économique freine ce développement, la croissance de ce secteur est estimé à plus de 4% par an pour les 10 prochaines années. Le développement des pays émergents et la mobilité de leurs citoyens porrait faire grimper ce nombre à 1,6 milliard à l'horizon 2020 - (chiffres de l'Organisation Mondiale du Tourisme).
Face à cette croissance exponentielle des voyages, il est tentant de construire de nouvelles infrastructures « à la hâte » pour profiter au plus vite de ces flux prometteurs.
Pourtant, connaissant les problèmes causés par le tourisme au niveau environnemental et social, il est facile d'imaginer l'importance des dégradations qui vont être engendrées si aucune alternative sérieuse n'est proposée.
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En espagne, un touriste consomme 440 litres d'eau par jour, soit presque le double du volume d'eau utilisé par les habitants locaux. - UNESCO, Information Eaux, 2006
Selon Pierre Icard, Directeur de l'Unité Thématique au Plan Bleu Méditerranée, les golfs consomment autant d'eau à l'hectare que les cultures bien irriguées (10 000 m3 / ha / an).
Que ce soit pour nos loisirs, notre mode de vie ou notre alimentation, en vacances, il s'agit de se faire plaisir!
Pourtant, le remplissage et le chauffage des piscines, la climatisation de notre chambre d'hôtel, nos transports ou notre alimentation font exploser notre consommation de ressources de tous types.
Nous le savons, la plupart des ressources naturelles non renouvelables s'amenuisent; et de nombreuses industries ont déjà commencé à réagir car leur activité est directement lié à la présence de l'une ou l'autre de ces ressources.
Les différents acteurs de l'industrie du tourisme doivent aussi entamer une réflexion à grande échelle pour réduire leur consommation en ressources naturelles. Ils doivent le faire à la fois parce qu'on ne peut développer une activité touristique sans un environnement de qualité, mais aussi parce qu'un touriste ne peut pas gaspiller de ressources si cela a des répercutions négatives sur la satisfaction des besoins élementaires des communautés locales.
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L’ensemble des communes de France produit 392 kg de déchets par an et par habitant contre 496 kg dans les communes touristiques - Ifen, Ademe, Scees, 1999.
Selon Arnoudeth Traimany, Ingénieur au département Activités économiques de l'ADEME, le tourisme est responsable de 8 à 9% des émissions de Gaz à Effet de Serre au niveau national. Le premier poste concerne le transport et le deuxième les consommations énergétiques des bâtiments.
Qui dit consommation de ressources, dit déchets. La gestion de ceux-ci est l'une des principales difficultés rencontrées par les aménageurs et les professionnels du tourisme qui voient les populations des destinations touristiques exploser en haute saison.
Les équipement (ex: centrales de traitement) sont toujours plus grands mais deviennent rapidement insuffisants. Les campagnes de nettoyage s'intensifient, mais tout n'est pas récupéré et une importante partie des déchets mettra des milliers d'années à se décomposer dans la nature.
Selon une étude de 2007 de la Surfrider Foundation, si la directive européenne (nb: qui classe les eaux de baignade selon 4 catégories de qualité) prévue pour 2015 était appliquée dès aujourd'hui, 20% des plages françaises seraient déclassées, tandis que 33 seraient interdites.
Les acteurs du tourisme doivent donc prendre des mesures en amont de l'activité touristique pour informer et sensibiliser les voyageurs de l'impact de leurs gestes sur l'environnement.
Est-il plus rentable à long terme de dépenser de l'argent dans les campagnes de nettoyage ou de faire évoluer les mentalités?
En outre, encourager et accompagner un peu plus le développement d'un tourisme de proximité ne permettrait-il pas de limiter à la fois pollutions atmosphériques et pollution de pays mals équipés en centrales de traitement?
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Le tourisme est la 1ère activité créatrices d'emplois dans le monde, c'est une activité rémunératrice et les régions à forte densité touristique présentent généralement les teux de chômage les plus faibles.
Si les retombées financières d'un développement touristique de masse peuvent paraître bien alléchantes, il convient toutefois de voir d'où viennent ces emplois et où part cette manne financière...
80% des dépenses effectuées dans le cadre de circuits "all-inclusive" vont aux compagnies d'aviation, aux châines d'hôtels et aux autres entreprises internationales. Les eco-lodges qui embauchent à proximité et achètent des produits locaux redistribuent, eux, jusqu'à 95% des dépenses touristiques dans l'économie locale - Programme des Nations Unies pour l'Environnement, Economic Impacts of Tourism.
D'autres externalités négatives peuvent aussi survenir à moyenne ou longue échéance telles qu'une concurrence accrue pour le foncier ou les ressources locales, une standardisation des services et des produits locaux (équipements, logements, nourriture,...), une dégradation du climat social, de la culture locale ou de l'environnement.
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