Le tourisme est une industrie polluante et un catalyseur du réchauffement climatique |
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L’ensemble des communes de France produit 392 kg de déchets par an et par habitant contre 496 kg dans les communes touristiques - Ifen, Ademe, Scees, 1999.
Selon Arnoudeth Traimany, Ingénieur au département Activités économiques de l'ADEME, le tourisme est responsable de 8 à 9% des émissions de Gaz à Effet de Serre au niveau national. Le premier poste concerne le transport et le deuxième les consommations énergétiques des bâtiments.
Qui dit consommation de ressources, dit déchets. La gestion de ceux-ci est l'une des principales difficultés rencontrées par les aménageurs et les professionnels du tourisme qui voient les populations des destinations touristiques exploser en haute saison. Les équipement (ex: centrales de traitement) sont toujours plus grands mais deviennent rapidement insuffisants. Les campagnes de nettoyage s'intensifient, mais tout n'est pas récupéré et une importante partie des déchets mettra des milliers d'années à se décomposer dans la nature.
Selon une étude de 2007 de la Surfrider Foundation, si la directive européenne (nb: qui classe les eaux de baignade selon 4 catégories de qualité) prévue pour 2015 était appliquée dès aujourd'hui, 20% des plages françaises seraient déclassées, tandis que 33 seraient interdites.
Les acteurs du tourisme doivent donc prendre des mesures en amont de l'activité touristique pour informer et sensibiliser les voyageurs de l'impact de leurs gestes sur l'environnement. Est-il plus rentable à long terme de dépenser de l'argent dans les campagnes de nettoyage ou de faire évoluer les mentalités? En outre, encourager et accompagner un peu plus le développement d'un tourisme de proximité ne permettrait-il pas de limiter à la fois pollutions atmosphériques et pollution de pays mals équipés en centrales de traitement?
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